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Marta Guemes, conquérante du grand large

Marta Guemes, conquérante du grand large

Mini transat

Écrire l’aventure

Il y a presque trois ans, à peine rentrée d’un grand voyage à l’autre bout du monde, j’ai embarqué à nouveau pour une folle aventure. Cette fois pas de sac à dos, ni de van, loin de moi le sable et le vent du large. C’est depuis Grenoble, à travers les mots, les images et les balises satellite que j’ai vécu ce périple: une traversée de l’Atlantique au féminin et en solitaire.

L’héroïne de cette Odyssée, c’est Marta Guemes. Une amie du bout de la rue, qui vient en fait du bout des Canaries et qui a décidé, du jour au lendemain, de se lancer dans la Mini-Transat 2017. Traverser l’Atlantique sur sa coquille de noix de 6m50 est alors devenu son unique objectif. Trouver les mots pour en parler, ma mission.

Après deux ans de préparation, de régates de qualification, de ponçage du bateau, de recherche de fonds, de hauts, de bas, de pleurs et de rires (surtout de rires), Marta a finalement relevé le défi avec brio.

 

Comme une conclusion à cette belle aventure, voici le portrait d’une navigatrice attachante et déterminée, qui a su emmener ses rêves de l’autre côté de l’océan.

Mini Transat
Marta GUEMES - Série 591 - crédit photo : Christophe Breschi

Portrait de Marta Guemes, skipper gonflée à bloc

Des rafales de rire communicatif, une réserve d’énergie renouvelable à l’infini, l’esprit d’équipe comme étendard, une volonté à toute épreuve… et un volume sonore bloqué au max : bienvenue chez Marta Guemes !

Ingénieure dans le domaine de l’environnement et navigatrice passionnée, Marta partage sa vie entre mer et montagne. Si Grenoble et La Rochelle sont aujourd’hui ses « camps de bases », sa terre de cœur reste Lanzarote, une île des Canaries où la roche volcanique se mêle au fracas de l’océan. Avoir grandi entre lave et embruns, est-ce là le secret de ce mélange d’énergie intense et de profonde douceur que l’on décèle chez Marta ? Sans doute. Tout comme Lanzarote est à l’origine de sa passion pour les « Munchitos », des chips aussi savoureuses que de l’hostie, qu’elle dévore à chaque escale sur l’île.

Une chose est sûre : l’air du large est ancré dans son ADN et l’envie de mettre les voiles aussi. Sans cesse à l’affût de nouveaux projets dans lesquels s’investir à 100%, elle ne repousse jamais l’aventure lorsqu’elle frappe à sa porte et ne la lâche pas avant d’atteindre son but ! Un engagement de chaque instant et un besoin de partager ses rêves… au grand dam de son entourage qui cherche parfois désespérément le bouton « pause ».

Marta GUEMES - Série 591 - crédit photo : Christophe Breschi

Parcourir les océans et naviguer dans des eaux inconnues ne lui fait pas peur. A l’automne 2017, c’est sur un voilier de 6,50 mètres et en solitaire qu’elle a traversé l’Atlantique pour franchir en robe et avec panache, la ligne d’arrivée de la Mini-Transat. L’organisation nous avait pourtant confié avoir de grandes craintes sur les chances de réussite de Marta, qui avait pris le départ dans une embarcation croulant sous le poids de sa garde robe…
Un défi cependant relevé haut la main, un projet fou qui a fédéré autour d’elle partenaires, collègues et amis et qu’elle a mené de front avec son travail d’ingénieure pendant plus d’un an.

Si Marta a pour l’instant jeté l’ancre, comment résister à l’appel de la mer, aux nouveaux défis sportifs qui s’offrent à elle, à la découverte du monde et à l’incroyable expérience humaine qu’est la navigation ? Y résister n’est absolument pas une option. Au contraire, elle compte bien s’y jeter à corps perdu et retrouver au plus vite le bruit du vent dans les voiles.


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